ESG et la responsabilité des entreprises et des dirigeants. La situation actuelle

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Ce texte a été généré par GenIA-L, l’outil d’IA de Larcier-Intersentia, puis adapté.

ESG : une brève mise à jour. D’où vient ce concept et quel est son objectif ?

ESG est l’acronyme de Environmental, Social et Governance : environnement, social et bonne gouvernance. Il s’agit d’un terme générique qui désigne la manière dont les organisations tiennent compte de leur impact sur le climat et l’environnement, sur les personnes (employés, clients, communautés) et sur la manière dont elles sont dirigées et contrôlées.

Au niveau européen, l’ESG est utilisé pour rendre les investissements plus durables, rationaliser les rapports des entreprises et lutter contre le greenwashing (qualifier quelque chose de « vert » sans qu’il ne le soit). Dans ce cadre, les lois et les plans font référence à une taxonomie européenne (une liste commune d’activités « durables »), à l’obligation de reporting en matière de durabilité (CSRD avec les normes ESRS) et à la diligence raisonnable dans la chaîne de valeur. L’objectif : orienter les capitaux vers des activités durables, mettre en évidence les risques et les opportunités liés à la durabilité et encourager les entreprises à adapter leur stratégie et leur modèle économique aux objectifs climatiques et sociaux. Fin 2022, le Parlement européen a approuvé la Directive relative à la publication d’informations en matière de durabilité (CSRD ; Corporate Sustainability Reporting Directive en anglais), qui a été transposée dans la législation belge par la loi du 2 décembre 2024.

Entreprises relevant du champ d’application de la CSRD

Les entreprises relevant du champ d’application de la CSRD doivent rendre compte de tous les thèmes matériels liés à la durabilité. Cela signifie que les entreprises doivent déterminer les thèmes les plus importants pour elles et leurs parties prenantes. Un principe important à cet égard est la double matérialité. Cela signifie que l’entreprise rend compte à la fois de son impact sur l’environnement (inside-out) et de l’impact de l’environnement sur l’entreprise (outside-in).

Les impacts positifs et négatifs, financiers et non financiers, sont pris en compte. Les modalités techniques de la CSRD et les exigences spécifiques en matière de reporting sont définies dans les normes européennes de reporting en matière de durabilité (ESRS) (Q&A : European Sustainability Reporting Standards), élaborées par le Groupe consultatif européen sur l’information financière (EFRAG).

PME cotées en bourse

Une norme de reporting simplifiée (LSME) sera élaborée pour les PME cotées en bourse. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet sur le site Web de l’EFRAG.

PME non cotées en bourse et micro-entreprises qui souhaitent établir volontairement des rapports

L’EFRAG a également élaboré la norme VSME pour les PME non cotées en bourse et les micro-entreprises qui souhaitent établir volontairement des rapports sur la durabilité. Cette norme volontaire de reporting en matière de durabilité pour les PME est pertinente, car, en Belgique, elle définit les limites des informations relatives à la durabilité que les grandes entreprises peuvent demander à une PME dans leur chaîne de valeur.

La Commission européenne recommande d’ailleurs aux PME non cotées en bourse qui souhaitent établir une déclaration volontaire de durabilité d’utiliser la norme VSME de l’EFRAG et les directives pratiques qui l’accompagnent, comme le montre clairement la recommandation de la Commission du 30 juillet 2025.

Il est également intéressant de noter que VLAIO et Enterprise Europe Network Vlaanderen ont développé un outil Excel pratique qui traduit la norme en une structure claire avec des champs à remplir, afin que l’entreprise puisse établir son propre rapport de durabilité étape par étape, conformément au VSME.

Pour plus d’informations sur le VSME, consultez cet article : « VSME : qu’est-ce que c’est ? Et comment votre entreprise peut-elle en tirer profit ? Explications et recommandations d’utilisation » (1er septembre 2025).

Quelles sont les dernières évolutions, car il y a beaucoup de changements… ?

En ce qui concerne les dernières évolutions, il est important que le Parlement européen ait pris sa position définitive le 13 novembre 2025 sur la révision de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et de la CS3D (Corporate Sustainability Due Diligence Directive). Ces modifications font partie du paquet de simplification Omnibus proposé par la Commission européenne le 26 février 2025 et le Parlement européen vise désormais une révision en profondeur de la CSRD et de la CS3D, qui devrait aboutir d’ici la fin 2025. La principale raison de ce vote était le souhait de réduire la charge administrative et la complexité pour les entreprises sans renoncer à l’essence même des objectifs de durabilité. De nombreuses entreprises et secteurs, en particulier les petites et moyennes entreprises, ont indiqué que les exigences existantes étaient trop lourdes et pouvaient nuire au climat entrepreneurial. La Commission européenne a donc proposé des modifications visant à simplifier les obligations, à en limiter la portée et à rendre les exigences en matière de reporting proportionnées.

Vous trouverez plus d’informations dans le communiqué de presse. La conférence de presse du rapporteur est également intéressante.

L’article « Simplification majeure du reporting en matière de durabilité : le Parlement européen adopte sa position » (15 novembre 2025) fournit plus d’informations sur le résultat de ces nouveaux développements, en particulier le fait que les seuils d’application des obligations ont été considérablement relevés, ce qui limite fortement le nombre d’entreprises concernées.

Quel est aujourd’hui le rôle du juriste d’entreprise en matière d’ESG ?

Les juristes d’entreprise jouent un rôle central dans l’ESG, qui comprend à la fois des tâches liées à la législation (CSRD – Corporate Sustainability Reporting Directive et CS3D – Corporate Sustainability Due Diligence Directive) et la mise en œuvre et l’application contractuelles dans la chaîne de valeur. Il incombe au service juridique de communiquer les responsabilités en matière de reporting ESG au conseil d’administration et aux parties prenantes et de veiller à ce que les politiques et procédures de durabilité soient correctement mises en œuvre et respectées.

Le juriste d’entreprise est sans aucun doute le lien entre la conformité juridique, la gestion des risques et la gouvernance stratégique, ce qui fait que l’analyse des risques ESG n’est pas un élément isolé, mais fait partie intégrante de la responsabilité du conseil d’administration et de la gestion durable de l’entreprise. Cela permet également d’éviter des risques tels que la responsabilité des administrateurs et l’atteinte à la réputation.

CSRD et obligations de reporting

Comme indiqué dans la Directive 2022/2464 (CSRD), les entreprises doivent inclure un rapport de durabilité distinct dans leur rapport de gestion, conformément aux normes ESRS uniformes, y compris les effets négatifs importants dans la chaîne de valeur.
Le juriste d’entreprise supervise la traduction juridique, la gestion de la responsabilité et la garantie contractuelle des données nécessaires relatives à la chaîne d’approvisionnement et à la diligence raisonnable. Il veille à ce que la catégorie, le calendrier et la portée soient corrects et coordonne les contrôles internes et les canaux de reporting en conséquence.

CS3D et obligation de chaîne d’approvisionnement

La Directive 2024/1760 (CS3D), qui complète la CSRD, est entrée en vigueur le 25 juillet 2024 et fait partie du Pacte vert pour l’Europe. L’objectif de cette directive est d’imposer un comportement durable et responsable des entreprises tout au long de la chaîne de valeur, tant en Europe qu’à l’extérieur. Elle prévoit des obligations générales de diligence raisonnable concernant la chaîne de valeur/chaîne d’activités et impose à certaines entreprises d’élaborer un plan pour aligner leur modèle économique sur l’objectif de 1,5 °C, avec des objectifs de réduction des émissions si le changement climatique constitue un risque/impact important.

Le juriste d’entreprise traduit cela en une influence contractuelle sur les partenaires en amont et en aval et dans les processus de gouvernance. Les définitions de « chaîne de valeur » et de « chaîne d’activités » proposées par le Conseil nécessitent une délimitation précise par matière et par partenaire, que le juriste d’entreprise intègre dans la cartographie, les contrats et les mécanismes de contrôle.

ESG dans les contrats : clauses, audits et sanctions

Les clauses ESG servent à obliger les fournisseurs et autres partenaires à adopter des pratiques durables et éthiques, avec des avantages en termes de gestion des risques et de la réputation ; elles doivent définir clairement le résultat visé et les modalités de contrôle et d’application.

Le juriste d’entreprise prévoit des obligations de reporting, des certificats et des droits d’audit (internes/externes), adaptés à des modalités concrètes (heures, fréquence, confidentialité, répartition des coûts), et structure les sanctions par le biais de clauses de résiliation et de droits de suspension pour les obligations ESG essentielles, en fonction de la gravité et de la proportionnalité.
Cela permet de mettre en œuvre le principe « pas de conformité, pas d’affaires » dans la chaîne et de soutenir l’application de la loi en cas d’infractions.

D’un point de vue pratique, le juriste d’entreprise peut p.ex. travailler avec la liste de contrôle suivante :

  • Dresser l’inventaire de la législation ESG applicable à l’entreprise (CSRD, CS3D, taxonomie de l’UE)
  • Établir une feuille de route pour la conformité ESG (due diligence, rapports, contrats)
  • Intégrer des clauses ESG dans les contrats avec les fournisseurs et les partenaires
  • Mettre en place un mécanisme de plainte et une structure de gouvernance interne
  • Former les équipes internes aux obligations ESG et aux risques juridiques
  • Surveillez en permanence les nouvelles réglementations et la jurisprudence

Quels sont les risques encourus par les dirigeants dans le cadre de l’ESG ?

Bestuurders lopen in het ESG-domein aansprakelijkheids- en toezichtgerelateerde risico’s die zich zowel Dans le domaine ESG, les dirigeants courent des risques liés à la responsabilité et à la surveillance qui se manifestent tant ex ante (gouvernance, reporting, due diligence) qu’ex post (en cas de risque d’insolvabilité, de wrongful trading, de reporting erroné).

Il s’agit principalement :

  • D’obligations de diligence et mise en balance des intérêts en cas de risque d’insolvabilité et de transactions abusives
  • D’obligations de reporting et d’audit ESG (CSRD/ESRS) avec responsabilité potentielle des administrateurs en vertu du Code des sociétés
  • Des attentes prudentielles spécifiques en matière d’identification et de gestion des risques ESG pour les entreprises financières
  • De l’exposition contractuelle via les clauses ESG dans la chaîne de valeur
  • De l’exposition civile croissante, mais à évaluer de manière proportionnée, où la faute, la causalité et le contrôle marginal restent déterminants.

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